"Et si ton lycée te faisait voir le monde autrement ?" À Marmande, le BFI change la donne
Imaginez pouvoir débattre d'actualité en espagnol, analyser des œuvres en anglais et viser des études à l'étranger… dès la Première. Au lycée Val de Garonne, c'est déjà une réalité.
Depuis 2023, l'établissement propose le Baccalauréat Français International (BFI), un parcours trilingue exigeant mais accessible, qui attire chaque année des élèves curieux et motivés. « Le BFI m'a ouvert des portes que je n'aurais jamais envisagées avant », témoigne Nathan, aujourd'hui étudiant en génie mécanique à l'École Polytechnique Fédérale de Lausanne, en Suisse.
En BFI, les langues deviennent un outil pour penser, comprendre et s'exprimer. Les élèves suivent des cours d'histoire-géographie en espagnol, analysent des œuvres littéraires en
anglais, et travaillent sur des sujets d'actualité internationale à travers la matière « Connaissance du monde ». Cinq heures s'ajoutent à l'emploi du temps habituel, pour un
total de 33 heures hebdomadaires. L'objectif : atteindre un niveau quasi bilingue dans les deux langues à la fin du cursus.
Ce changement de rythme se ressent dès les premiers jours. Les classes sont à effectif réduit, ce qui transforme profondément le quotidien : plus de participation, plus d'échanges,
plus de confiance. « On n'était que six dans ma promotion. Ça crée une vraie entraide, on progresse ensemble », raconte Mathilde, aujourd'hui étudiante en droit à l'Université Paris 1
Panthéon-Sorbonne. Cette bienveillance reflète l'atmosphère générale du lycée, mais c'est sans doute avec Mmes Peron, Boutchiama, Damene et Halbert qu'elle prend tout son sens.
Les quatre enseignantes ont su créer un cadre où l'exigence et la confiance vont de pair, avec des méthodes qui tranchent avec le cours magistral traditionnel : plus interactives,
ancrées dans l'actualité, souvent surprenantes.
Le BFI forge aussi une nouvelle manière de travailler. « Le BFI m'a appris à être rigoureuse et organisée. Aujourd'hui, ça me sert tous les jours à l'université », confirme Mathilde. Même constat du côté des profils scientifiques : « J'ai développé des méthodes de travail rigoureuses qui me servent pleinement en prépa », témoigne Maëlle, en classe préparatoire
MPSI au lycée Louis Barthou de Pau. Contrairement aux idées reçues, le BFI n'est pas réservé aux littéraires. La première promotion (bac 2025) s'est orientée vers des formations
aussi variées que Sciences Po Paris, l'EPFL, le droit à la Sorbonne ou une licence LEA à Nantes.
Reste la question que se posent beaucoup d'élèves : est-ce vraiment fait pour moi ? « Au début, c'est déstabilisant, mais si vous êtes motivé, vous progressez très vite », encourage
Lycia, en licence LEA trilingue à Nantes. Le programme s'adresse aux élèves de Seconde entrant en Première générale en septembre 2026. L'admission se fait sur dossier et
entretien. Dans un territoire comme le Lot-et-Garonne où cette formation reste rare, le BFI permet de rester proche de chez soi tout en visant loin.
Si cela vous intéresse, le dossier de candidature est disponible sur le site du lycée ou au secrétariat des élèves. Il comprend les bulletins des deux premiers trimestres de Seconde
ainsi qu'un formulaire accompagné des avis des professeurs de langue, à envoyer avant juin 2026 à l'adresse :
Article rédigé par Angela Oliveira Carneiro, Chargée en Communication trilingue et marketing international. Stagiaire au Lycée Val De Garonne.
Marmande, mars 2026.